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 Parfois, la douleur est si forte qu'on finit par la laisser gagner. [Poulpe d'♥/Night/Perroquet]

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N u a n c e
Félin Légendaire
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MessageSujet: Parfois, la douleur est si forte qu'on finit par la laisser gagner. [Poulpe d'♥/Night/Perroquet]   Parfois, la douleur est si forte qu'on finit par la laisser gagner. [Poulpe d'♥/Night/Perroquet] EmptyJeu 14 Avr - 20:23

NUANCE






La mort n'est ni longue ni courte, elle possède cette longueur indéterminée et si abominable.



L'apprentie était couchée sur le flanc, les yeux grands ouverts. Tels deux billes d'améthyste, ses prunelles scintillaient dans l'obscurité. Comme toutes les nuits, elle ne dormait pas, figée, observant la splendeur de la nuit. Ses pattes tremblaient légèrement, montrant qu'elle était totalement éveillée. Son thorax se soulevait à coups réguliers, ses légers soupirs trahissaient son sommeil invisible. La bouche entrouverte, elle écoutait les nombreux bruits qui constituaient la bande sonore de cette chaude soirée. Des oiseaux criaient garde, une chouette s'égosillaient du haut de sa branche. La lune était haut dans le ciel, Nuance le savait car elle la voyait filtrer à travers le mince toit constitué essentiellement de feuilles et branchages séchés. C'était une belle nuit, une belle nuit pour s'enfuir et laisser le gout salé de l'aventure jaillir dans sa gorge. Elle se recroquevilla sur elle-même, étirant ses membres endormis. Elle n'aimait pas partir en groupe mais ce soir, rien que de penser à sortir seule lui donner des frissons. Oui, parfois, elle avait besoin de compagnie. Il y avait bien Tornade d'Azur qu'elle aimait bien, ou encore Crépuscule des Dieux. Le problème était que le premier n'était autre qu'un ennemi de la Rivière et le seconde ne lui adressait la parole que par pitié. Seulement, ce n'était pas ce point qui l'embêtait ...Elle était incapable de se faire de véritables amis de son âge. Tous les apprentis de son Clan lui paraissaient bêtes et niais. Cela pouvait sembler égoïste mais elle se sentait supérieur. Pourtant, il fallait bien vivre avec eux. Elle trouvait idiot de cacher sa vraie personnalité mais elle ne faisait que ça. A longueur de journée, elle confondait son tempérament, mentait sur ses ambitions, s'échappait et vivait vraiment à l'abri des regards. Depuis qu'elle avait enlevé la vie à Nuage de Lotus, avec l'aide de Tornade d'Azur, elle ne se sentait plus la même. Elle avait l'impression de flotter, de n'être qu'un fantôme, que les autres ne la percevaient même pas. Mise à part son mentor, presque personne ne lui adressait la parole. Si, il y avait bien eu ce Nuage d'Énergie, qui lui avait parlé, un jour où elle se débattait dans la boue. Tout les deux avaient sympathisé. Du moins, c'était pour elle ce qu'ils avaient fait. Jamais de sa vie elle n'avait eu d'amis. De vrais amis sur qui elle aurait pu éventuellement compter, sur qui elle aurait pu s'appuyer lors de ses moments de détresse. Non, elle avait toujours tout combattu seule, tout construit en solitaire, traçant sa route semée d'embuches sans l'aide de rien ni personne. C'était vital pour elle d'être dans son monde mais elle regrettait tout de même de ne pas rentrer dans le monde des autres. Quand elle voyait les sourires sur les visages des apprentis, quand elle voyait les reines allaiter leurs petits, quand elle voyait les guerriers se faire la toilette ou discuter et rigoler entre eux autour d'une proie, quand elle voyait les anciens faire quelques pas hésitants avant d'être soutenus par un autre, son coeur se pinçait. Elle se sentait si à part, si décalée. Jamais elle n'avait partagé un repas en compagnie d'un autre apprenti, jamais elle n'avait donné de son temps pour jouer avec un chaton, jamais elle n'avait aidé un ancien à se débarrasser de ses tiques contre une histoire, jamais elle n'avait fait la toilette à un guerrier. Non, elle ce qu'elle faisait n'avait rien d'extraordinaire, elle ce qu'elle faisait n'avait rien d'excitant, elle ce qu'elle faisait n'avait rien de vivant. Elle se trainait hors du camps, assistait à ses entrainements puis s'échappait vers sa réelle vie. Lorsqu'elle était assez enfoncée dans la forêt, ou loin dans les marécages, elle rayonnait. Seule. C'était ça son plaisir, courir à perdre haleine dans l'eau boueuse avec pour seul adversaire le soleil. Avec pour seul compagnie l'astre et ses rayons. Oui, elle était bête. Oui, elle savait ce qu'elle ratait, elle savait que l'amitié comptait plus que tout, que l'amour faisait naitre un sentiment joyeux, que les bêtise donnaient de l'adrénaline, oui, peut être, mais elle ce qui la faisait vivre était la simple et futile idée qu'elle allait mourir un jour.

Les rayons astraux caressaient son pelage argenté. La nuit lui avait parut si longue et abominable que l'apprentie avait quitté sa couche le plus tôt possible, échappant aux songes maléfiques qui l'avaient hantée toute la nuit. Les yeux éblouis par une telle clarté soudaine, la femelle cligna des paupières. Lentement, elle se dirigea vers un endroit ombragé, ne préférant pas menacé le soleil de si bon matin. Peu de félins régnaient en cette matinée, quelques guerriers rentraient de la patrouille de l'aube, des proies en bouche et des regards joviaux. Cela devait certainement subvenir à de bonnes nouvelles. Pourtant, toute cette gaie agitation ne mit pas la femelle grise de bonne humeur. Les yeux semi-clos, elle fouillait la clairière du regard. Ses oreilles se pointèrent en avant quand des bruits de pas lui parvenir. Elle se retourna vivement, et aperçu, assis devant elle, l'apprenti qui l'avait en quelques sortes sauvée des eaux. La femelle mastiqua une proie invisible, dans l'espoir qu'il la laisse tranquille, croyant qu'elle mangeait. Mais non, le mâle au pelage flamboyant sous les rayons puissants la scrutait, les prunelles élargies par la surprise. Certes, elle passait pour une folle. D'un mouvement de la tête, elle l'invita alors à parler. Si il avait quelque chose à dire, qu'il le dise, elle pourrait toujours feinter comme elle savait si bien le faire.


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Blaze Justice
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    N u a g e d’ É n e r g i e
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    ***

    S u f f o c a t i o n


    Les forts rayons de l’astre de la nuit filtraient à travers les branches parsemées de boue du toit de la tanière des appentis. Un jeune rouquin y était couché. Il ne dormait pas, mais n’était pas non plus complètement éveillé. On aurait pu crier mille fois son nom, il ne répondrait pas. Les yeux perdus dans le vague, il réfléchissait. Chose rare chez lui d’ailleurs ; d’habitude, il agissait sans prêter la moindre attention aux IDIOTSéquences évidentes que cela pourrait entrainer. Mais pas ce soir-là. Là, étendu sur le dos, admirant le ciel obscur, qui avec seule lumière la lune, réussissait à illuminer ses yeux emplis de tristesse et de colère, il se demandait pourquoi il peinait à vivre dans ce monde cruel et sans répit. Ça n’avait aucun sens, quand on y pensait. Que gagnait-il à vagabonder sans but sur cette terre maudite ? Rien. Mis à part peut-être le droit de souffrir chaque jour, de repenser chaque soir à ses malheurs, de regarder les autres manger, jouer, papoter comme de petits gamins, regarder ses amis rire, vivre dans la joie, alors que lui, il devait rester planté là, comme un parfait imbécile, à rester silencieux, alors que son cœur hurlait de douleur. Voila ce que c’était de souffrir, vraiment. Il n’y avait pas d’autres termes ; il suffoquait sous cette chaleur pourtant inexistante. Le froid qu’il faisait, il ne le ressentait pas. Le beau temps tardait, il ne s’en apercevait même pas. Tout petit, il aimait jouer avec les papillons, chasser les oiseaux, courir sous les forts rayons du soleil et se brûler son pelage qui avait pourtant déjà de beaux reflets dorés… plus maintenant. La seule chose qu’il voulait faire à présent, c’était de dormir, de se reposer, d’oublier toutes ses souffrances. Mais rien qu’en fermant les yeux, il voyait le corps inerte et sans âme de sa défunte mère. La guerrière maternelle qui l’avait allaité depuis sa naissance, celle qu’il admirait plus que tout, celle qu’il protégeait en gardant son plus grand secret, son vrai père, la meneuse tant aimée de son Clan adoré, la chef réputée pour ses habilités au combat, pourtant toujours avec un beau sourire aux lèvres et des traits de génitrice qui l’aimait, qui supportait sans se plaindre son terrible fils, qui s’échappait souvent du camp afin de partir en aventures, qui se plaignait sans arrêt du fait qu’il ne voyait jamais son père, qui faisait tellement de bêtises chaque jour qu’on ne prenait plus la peine de les compter… Malgré la réputation flagrante qu’avait pu obtenir sa mère dans sa vie, il n’avait pas su être digne d’elle. Son oncle, son mentor, celui qui devait s’occuper de son entrainement… Il regrettait de devoir le décevoir. Chaque soir, comme celui-là, il ne pensait qu’a une chose ; comment serait la vie sans lui ? Le tendre lien qu’il avait avec sa sœur, il ne le ressentait plus, comme si tout un monde les séparait, à présent. Son père, il ne le voyait presque jamais, et il n’était qu’avec ses deux frères que quand il voulait le rejoindre. Ses amis, ils ne remarquaient qu’à peine sa tristesse, son chagrin, ce sentiment qu’il ne pouvait exprimer. Seul au monde, il ne pensait plus bon d’essayer d’y rester. L’horrible chose qu’était le fait de se tuer soi-même lui venait en tête souvent. Le suicide lui permettrait surement de rejoindre l’au-delà, le Clan des Étoiles. Peut-être que ses ancêtres de jadis réussiraient-ils à pardonner ses erreurs, ses petites escapades pour rejoindre son géniteur, malgré la différence clanique… et peut-être réussirait-il a se faire pardonner son incapacité à être optimiste face au décès de sa tendre marâtre.
    Une larme coula alors de son œil gauche. Jusqu'à ce soir-la, il avait été incapable de pleurer, de hurler sa douleur au monde extérieur. Le moment était venu, il le savait. Il était fin prêt a faire le grand pas, à changer de monde, à vraiment exprimer ce qu’il ressentait tout au fond de lui-même. Demain serait le grand jour. Il le ferait, cet acte interdit. Depuis sa naissance, il n’avait vu que le soleil, et jamais il ne lui était venu a l’esprit que sa vie s’achèverait ainsi. En pensant pouvoir mourir pour son Clan, vieux guerrier honoré et aimé de tous, il mourrait demain une mort plus que stupide et déplorable ; il irait avouer toute la vérité à son père, et se jetterait dans la rivière. Les courants l’emporteront ainsi vers les fins fonds des abysses, où son corps sera à jamais oublié, afin que son esprit puisse s’envoler paisiblement vers les cieux, vers ses ancêtres, vers le Clan vénéré de tous, vers Étoile d’Orange… vers l’infini.

    Le matin suivant, il se réveilla. En clignant des paupières, il se rendit à peine compte d’une chose invraisemblable pourtant ; il avait enfin réussi à dormir. Depuis le décès de sa maman chérie, il n’avait pas pu fermer l’œil. Il s’en réjouit presque, mais se rendit alors compte que ce n’était qu’un signe de plus, qui signifiait pour de bon que c’était ce jour-là le bon, le seul, l’unique, le dernier. Il sortir à pas lents de la tanière qu’il n’avait rejoint que depuis peu, par manque de professeur, et soupira. Le soleil se levait à un rythme lent et léger, comme s’il avait tout son temps. Energy regretta alors le soir précédent ; il n’avait pas pensé à regarder l’astre du jour se coucher. Depuis son plus jeune âge, il avait cru que le soir avant son dernier jour, il regarderait son dernier coucher de soleil. Un regret, un seul ; celui d’avoir raté cet opportunité.
    Il leva alors les yeux du sol, où il les avait plongés afin de mieux méditer cette pensée, et vit devant lui une jeune femelle grisâtre. Il la reconnut sur le champ, en se rappelant la fois où il lui avait à peu près sauvée des griffes du marécage. Une pensée survola alors son esprit un peu embrouillé par sa mélancolie ; elle lui était redevable. Il sourit malignement, puis s’approcha d’elle. Il ne voulait pas mourir seul et triste. Elle n’était pas tout à fait une amie pour lui, mais c’était quand même mieux que rien. Il souhaitait partir vers des terres ennemies, et quoi de mieux qu’une escorte pour l’aider à y parvenir ? Avec la terrible tension entre les Clans, il valait quand même mieux ne pas y aller seul. Voila une bonne excuse. Au pire, s’ils se faisaient prendre par une patrouille adverse, ils pourraient toujours prétendre apporter la paix, ou bien être tellement morts de faim qu’ils en avaient oublié les frontières. Sans même remarquer que cette jeune apprentie un peu étrange était en train de faire semblant de manger une proie invisible, il fit quelques pas vers Nuage Nuancé, qui, en le remarquant, l’invita à s’assoir.
    Cela faisait maintenant quelques jours qu’il n’avait adressé la parole à personne. Il dut faire un effort ridicule afin d’ouvrir la bouche pour en faire sortir un son, qui ressemblait à peine à une parole, plutôt un murmure ;

      - Bonjour…


    Il posa son arrière-train par terre, et attendit que la jeune grisâtre prenne la parole. Il était bien trop faible moralement pour commencer une conversation digne de ce nom. Autant laisser pour une fois son interlocuteur commencer.

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